Les débuts du compositeur [modifier]
Son travail d'arrangeur lui ouvre les portes de l'écriture, et il commence à composer pour la télévision : Checkmate (1960), Alcoa Premiere (1961), Gilligan's Island (1964), Lost in Space (1965), Land of the Giants (1968), et surtout Heidi (1968) et Jane Eyre (1970), qui lui vaudront d'être récompensé aux Emmy Awards.
Il passe au cinéma, avec Daddy-O (1959) et Because they're Young (1960), ce qui le confine pour un temps aux comédies. Mais grâce à William Wyler et son How to Steal a Million (1966), il s'ouvre les portes de projets plus ambitieux. Il continue pourtant les arrangements, et gagne son premier Oscar en 1971, pour son adaptation de Fiddler on the Roof (1971).
Le compositeur [modifier]
Il consacre alors les années 1970 aux films catastrophes : L'Aventure du Poseidon (The Poseidon Adventure, 1972), Tremblement de terre (Earthquake, 1974) et La Tour infernale (The Towering Inferno, 1974). Toutefois, c'est son travail particulièrement innovant sur Reivers (The Reivers, 1969) et Images (1972) qui impressionne Steven Spielberg, lequel prépare alors son premier film, Sugarland Express (The Sugarland Express, 1974).
Avec Les Dents de la mer (1975), qui lui fait gagner son deuxième Oscar de la meilleure musique de film, Williams devient un compositeur de premier plan ; les deux hommes ne se sépareront plus, établissant la plus formidable équipe du cinéma :
* 2 films parmi les 10 plus grands succès des années 1970 : les Dents de la mer (Jaws, 1975), Rencontres du troisième type (Close Encounters of the Third Kind, 1977/80), (5 sur 10 pour Williams, avec Star Wars (1977), Les Dents de la mer : 2e partie (Jaws 2, 1978) et Superman (1978))
* 3 films parmi les 10 plus grands succès des années 1980 : E.T. l'extra-terrestre (E.T.: The Extra-Terrestrial, 1982), Indiana Jones et la Dernière Croisade (Indiana Jones and the Last Crusade, 1989), les Aventuriers de l'arche perdue (Raiders of the Lost Ark, 1981) ( 5 sur 10 Williams, avec le Retour du Jedi (Return of the Jedi, 1983) et L'Empire contre-attaque (The Empire Strikes Back, 1980))
* 2 films parmi les 10 plus grands succès des années 1990 : Jurassic Park (1993) et le Monde perdu : Jurassic Park (The Lost World: Jurassic Park, 1997) 3 sur 10 Williams, avec la Menace fantôme (Star Wars: Episode I - The Phantom Menace, 1999) )
En 2005, cette association totalisait 12 films parmi les 100 plus grands succès (21 pour Williams, qui totalisait 11 des 30 plus grands succès).
Star Wars [modifier]
Icône de détail Article détaillé : La Guerre des étoiles (musique).
George Lucas envisageait, pour Star Wars, de recourir à une bande originale proche de celle de 2001 : l'odyssée de l'espace, à savoir une collection de morceaux préexistants ; il pensait que seules des œuvres classiques pouvaient convenir au genre de la saga épique. À l'image de 2001, il avait songé à un film quasi muet, idée que l'on retrouve dans sa mise en scène, mais Steven Spielberg put le convaincre d'utiliser les talents de Williams. Le conseil fut bon, puisque la bande originale, la meilleure vente jamais réalisée d'une musique de film, transfigure complètement le film : réalisé avec peu de moyens, des acteurs parfois peu convaincants voire réticents (Sir Alec Guinness détestait ouvertement son rôle d'Obi-Wan Kenobi, dont il qualifiait les lignes de banales), des effets spéciaux spectaculaires pour l'époque, le film remporte un succès mondial, en partie grâce à John Williams.
Lucas était attaché à son idée de départ d'œuvres classiques. Il demande à Williams de s'inspirer de Felix Mendelssohn, Piotr Tchaïkovski, Gustav Holst et surtout Richard Wagner : l'affaire tombe à pic, puisque Williams, alors que l'époque est au rock et à la musique expérimentale, a déjà réintroduit dans ses propres productions le concept du leitmotiv, développé par Wagner et qui avait investi les musiques des films de l'âge d'or (Erich Wolfgang Korngold, Miklós Rózsa, Max Steiner), avec Les Cowboys (The Cowboys, 1972), la Tour infernale (The Towering Inferno, 1974), Les Dents de la mer (Jaws, 1975) par exemple.
Avec toutes ces références, Williams compose un véritable chef-d'œuvre, et la musique prend une place prépondérante, interagissant avec les images, appelée parfois à soutenir l'action et à préparer le spectateur avant celle-ci (The Asteroid Field), à créer l'émotion (avec l'incrustation du thème de la Force dans Binary Sunset) ou des atmosphères (avec les trompettes de Imperial March)... Le compositeur déploie et module ses thèmes, les assemble ou les confronte pour figurer au mieux les événements relatés à l'écran :
* Thème de Obi-Wan Kenobi et de la Force (Force theme)
* Thème de Luke Skywalker et thème principal (Main Title)
* Thème de la Princesse Leïa (Princess Leïa's theme)
* Thème de Yoda (Yoda's theme)
* Thème de Dark Vador et de l'Empire (The Imperial March)
* Thème de l'Empereur Palpatine/Dark Sidious (Emperor's theme)
* Thème du destin (Duel of the Fates)
* Thème de la romance entre Anakin Skywalker et Padmé Amidala (Across the Stars)
* Thème de la bataille entre Anakin et Obi-Wan (Battle of the Heroes)
Son travail d'arrangeur lui ouvre les portes de l'écriture, et il commence à composer pour la télévision : Checkmate (1960), Alcoa Premiere (1961), Gilligan's Island (1964), Lost in Space (1965), Land of the Giants (1968), et surtout Heidi (1968) et Jane Eyre (1970), qui lui vaudront d'être récompensé aux Emmy Awards.
Il passe au cinéma, avec Daddy-O (1959) et Because they're Young (1960), ce qui le confine pour un temps aux comédies. Mais grâce à William Wyler et son How to Steal a Million (1966), il s'ouvre les portes de projets plus ambitieux. Il continue pourtant les arrangements, et gagne son premier Oscar en 1971, pour son adaptation de Fiddler on the Roof (1971).
Le compositeur [modifier]
Il consacre alors les années 1970 aux films catastrophes : L'Aventure du Poseidon (The Poseidon Adventure, 1972), Tremblement de terre (Earthquake, 1974) et La Tour infernale (The Towering Inferno, 1974). Toutefois, c'est son travail particulièrement innovant sur Reivers (The Reivers, 1969) et Images (1972) qui impressionne Steven Spielberg, lequel prépare alors son premier film, Sugarland Express (The Sugarland Express, 1974).
Avec Les Dents de la mer (1975), qui lui fait gagner son deuxième Oscar de la meilleure musique de film, Williams devient un compositeur de premier plan ; les deux hommes ne se sépareront plus, établissant la plus formidable équipe du cinéma :
* 2 films parmi les 10 plus grands succès des années 1970 : les Dents de la mer (Jaws, 1975), Rencontres du troisième type (Close Encounters of the Third Kind, 1977/80), (5 sur 10 pour Williams, avec Star Wars (1977), Les Dents de la mer : 2e partie (Jaws 2, 1978) et Superman (1978))
* 3 films parmi les 10 plus grands succès des années 1980 : E.T. l'extra-terrestre (E.T.: The Extra-Terrestrial, 1982), Indiana Jones et la Dernière Croisade (Indiana Jones and the Last Crusade, 1989), les Aventuriers de l'arche perdue (Raiders of the Lost Ark, 1981) ( 5 sur 10 Williams, avec le Retour du Jedi (Return of the Jedi, 1983) et L'Empire contre-attaque (The Empire Strikes Back, 1980))
* 2 films parmi les 10 plus grands succès des années 1990 : Jurassic Park (1993) et le Monde perdu : Jurassic Park (The Lost World: Jurassic Park, 1997) 3 sur 10 Williams, avec la Menace fantôme (Star Wars: Episode I - The Phantom Menace, 1999) )
En 2005, cette association totalisait 12 films parmi les 100 plus grands succès (21 pour Williams, qui totalisait 11 des 30 plus grands succès).
Star Wars [modifier]
Icône de détail Article détaillé : La Guerre des étoiles (musique).
George Lucas envisageait, pour Star Wars, de recourir à une bande originale proche de celle de 2001 : l'odyssée de l'espace, à savoir une collection de morceaux préexistants ; il pensait que seules des œuvres classiques pouvaient convenir au genre de la saga épique. À l'image de 2001, il avait songé à un film quasi muet, idée que l'on retrouve dans sa mise en scène, mais Steven Spielberg put le convaincre d'utiliser les talents de Williams. Le conseil fut bon, puisque la bande originale, la meilleure vente jamais réalisée d'une musique de film, transfigure complètement le film : réalisé avec peu de moyens, des acteurs parfois peu convaincants voire réticents (Sir Alec Guinness détestait ouvertement son rôle d'Obi-Wan Kenobi, dont il qualifiait les lignes de banales), des effets spéciaux spectaculaires pour l'époque, le film remporte un succès mondial, en partie grâce à John Williams.
Lucas était attaché à son idée de départ d'œuvres classiques. Il demande à Williams de s'inspirer de Felix Mendelssohn, Piotr Tchaïkovski, Gustav Holst et surtout Richard Wagner : l'affaire tombe à pic, puisque Williams, alors que l'époque est au rock et à la musique expérimentale, a déjà réintroduit dans ses propres productions le concept du leitmotiv, développé par Wagner et qui avait investi les musiques des films de l'âge d'or (Erich Wolfgang Korngold, Miklós Rózsa, Max Steiner), avec Les Cowboys (The Cowboys, 1972), la Tour infernale (The Towering Inferno, 1974), Les Dents de la mer (Jaws, 1975) par exemple.
Avec toutes ces références, Williams compose un véritable chef-d'œuvre, et la musique prend une place prépondérante, interagissant avec les images, appelée parfois à soutenir l'action et à préparer le spectateur avant celle-ci (The Asteroid Field), à créer l'émotion (avec l'incrustation du thème de la Force dans Binary Sunset) ou des atmosphères (avec les trompettes de Imperial March)... Le compositeur déploie et module ses thèmes, les assemble ou les confronte pour figurer au mieux les événements relatés à l'écran :
* Thème de Obi-Wan Kenobi et de la Force (Force theme)
* Thème de Luke Skywalker et thème principal (Main Title)
* Thème de la Princesse Leïa (Princess Leïa's theme)
* Thème de Yoda (Yoda's theme)
* Thème de Dark Vador et de l'Empire (The Imperial March)
* Thème de l'Empereur Palpatine/Dark Sidious (Emperor's theme)
* Thème du destin (Duel of the Fates)
* Thème de la romance entre Anakin Skywalker et Padmé Amidala (Across the Stars)
* Thème de la bataille entre Anakin et Obi-Wan (Battle of the Heroes)



